Le 23 janvier, nous partons d'Egypte. Après une courte escale au Soudan, nous faisons route vers le Yémen. Là-bas, nous voguons vers une île nommée Kamaran, pour y étudier la mangrove.
Cinq heures et demie du matin : le zodiac s'éloigne du bateau pour nous emmener dans la mangrove. Pendant le trajet, les premières lueurs du soleil apparaissent et des formes d'oiseaux se devinent. Soudain, un frottement se fait entendre sous l'annexe : il n'y a plus assez de fond, nous devons continuer à pied.
Julie et moi entamons une traversée de la mangrove afin de la cartographier. Ma coéquipière me donne régulièrement un point GPS qui donnera ensuite naissance à une carte. Ainsi, les autres groupes pourront situer plus facilement les oiseaux qu'ils ont identifiés sur le terrain.
Les pieds dans l'eau, je m'enfonce entre les palétuviers pour me rendre compte de la densité de la mangrove. Plus je m'éloigne du rivage, plus les arbres diminuent de taille et s'espacent dans le désert Au milieu d'eux, je prends Julie sur mes épaules pour essayer de mieux nous situer. |
Derrière moi, j'entends un 'plouf' : un héron goliath ! Du haut de son mètre cinquante, il me regarde comme si c'était la première fois qu'il voyait un être humain. Après avoir fait un bref croquis, je m'approche assez près jusqu'à croiser son regard craintif. Puis, il prend son envol avec grande difficulté, pour se poser tranquillement un peu plus loin.
Mince, déjà seize heures ! Nous devons retourner au bateau. Je décide de couper au plus court, par l'eau. Mais je ne m'attendais pas à ce que son niveau me monte jusqu'au cou ! Finalement, nous arrivons sur une petite plage, où l'annexe nous récupère, trempés.
Nous restons environ trois semaines au Yémen, le temps de finaliser tous nos travaux sur Kamaran. Après avoir fait un dernier ravitaillement, nous repartons de nouveau vers le Soudan, où nos objectifs sont la plongée et le naturalisme.
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