Henri Lechartier, membre de l'association " La baleine blanche ", a navigué pendant neuf mois en Méditerranée. Il a réalisé des reportages photos sur le thème de la femme. Car net de bord.
Il dégage une insouciance apaisante. Djernbé entre les jambes, Henri Lechartier, 15 ans, a encore la tête de l'autre côté de la Méditerranée. Il revient d'un voyage de neuf mois organisé par une association naturaliste nantaise La baleine blanche.
En compagnie de quinze autres jeunes âgés de 12 à 16 ans et quatre skippers, Henri a pris la mer à Port- de-bouc, près de Marseille, sur deux voiliers de quatorze mètres avec pour seul objectif l'aventure.
Pendant neuf mois, la petite bande a réalisé une série de reportages sur le thème de la femme qu'elle pré sentera sous forme de diaporama à la mi-juillet à Nantes. " Nous sommes passés par la Corse et la Sardaigne mais les choses sérieuses ont vraiment commencé en Tunisie où nous sommes restés un mois. À bord, nous avions tous des responsabilités. Nous étions trois heures par jour à la barre et à la surveillance " confie Henri. Après plusieurs se maines de navigation, les équipes de reportage se constituent très vite à Monastir. " Certains dessinaient, d'autres écrivaient ou filmaient. Moi, j'ai préféré me déplacer avec mon appareil photo ", poursuit l'adolescent. Mais, les débuts sont difficiles : " Je me sentais mal à l'aise deprendre des clichés de femmes voilées. Alors assez vite, j'ai étudié leur rapport à la pêche aux îles Kerkenah ". Henri profite. Il est ici dans son élément. |
D'autres étapes
Autre étape du voyage : l'Egypte. Sans doute la plus marquante pour le reporter en herbe. Pourtant il a cru ne jamais pouvoir rejoindre Port Saïd. " Après deux jours de mer, il y a eu du gros temps et les deux voiliers se sont harponnés. Nous avons fait escale en Crête plusieurs jours pour réparer ". La galère ne s'arrête pas là : une casse moteur contraint les membres de l'association à rejoindre la terre par remorquage. Une fois les petits soucis réglés, l'aventure peutreprendre. "Je suis allé avec Barbara au lac Manzaleh étudier l'im pact de la nature sur les hommes de la région. Chaque jour, nous remplissions notre journal de bord". Leurs escapades demeurent l'occasion de nouer des relations avec des personnages insolites comme Youssef, pêcheur polygame, qui vit dans une petite maison aux abords du lac. L'escale turque, l'adolescent n'a pas pu vraiment en profi ter. Opéré de l'appendicite, il est demeuré cloué au lit une bonne partie du temps...
Henri reste plutôt avare de sentiments. Il préfère les garder pour lui. Les choses se vivent plus qu'elles ne se racontent sans doute. À moins qu'il ne les garde pour le livre que l'as sociation publiera cet hiver.
|